Jann's profileJann's feelingsPhotosBlogListsMore Tools Help

Blog


    ANARCHISTE D'AMOUR

     
     
     
    Léo Ferré aura su mieux que quiconque dire non à la bêtise humaine
     
    L'oeuvre de Ferré est un hymne à la vie,
    à l'espoir et à la liberté.
    La liberté de se dire sans restriction,
    en se faisant parfois violence,
    pour mieux extraire la tendresse qui l'habitait
    ou pour laisser sa musique prendre d'assaut
    les mots de Rimbaud,
    de Baudelaire
    d'Aragon.
    Ferré était aussi un de nos grands poètes engagés
    dans la détresse humaine,
    extirpant de sa propre détresse un chant fraternel
    qu'il nous lançait en pleine figure.
    Il se défendait bien d'être misanthrope,
    mais se savait de la race
    de ceux qui ne peuvent supporter la misère et l'offense des uns fait aux autres.
    Il était sans pitié pour l'injustice,
    pour les traîtres et les manipulateurs de ce monde.
    Il était anarchiste et chantre de l'anarchie.
     Mais il savait aussi chanter l'amour magnifiquement
    en osant de ces mots qui nous font encore toute chose.
    Universel dans sa solitude,
     Léo Ferré nous a légué un chant ouvert
    à tous nos possibles.
     

     

     

     

     

     

     

     

    J'écris ton nom

       
     
    Paul Eluard
    (1895 - 1952) -
    Derniers poèmes d'amour.

    J'ai regardé devant moi
    Dans la foule je t'ai vue
    Parmi les blés je t'ai vue
    Sous un arbre je t'ai vue

    Au bout de tous mes voyages
    Au fond de tous mes tourments
    Au tournant de tous les rires
    Sortant de l'eau et du feu

    L'été l'hiver je t'ai vue
    Dans ma maison je t'ai vue
    Entre mes bras je t'ai vue
    Dans mes rêves je t'ai vue

    Je ne te quitterai plus

     

     

     

    STORM & Poussière d'Etoile

         
     
    Merci mon ami de Paris
     

     

     
     

    Dans un pauvre pueblo

    Un marché au soleil

    Des indiennes en ponchos

    Couleur de l'arc-en-ciel

     

    Elles ont des chapeaux

    Tout ronds, le geste rare

    Les visages sont beaux

    Et graves les regards

     

    Quelques petits chevaux

    Broutent le court gazon

    Fumées des braseros

    Murs blancs de la Mission

     

    Les hommes sont partis

    Pour la plupart au loin

    Mineurs, au fond des puits

    Dans le cuivre et l'étain

     

                Et bien peu reviendront

                Et bien peu survivront

                Ici on meurt avant

                D'avoir les cheveux blancs

     

     

    L'une tient son petit

    Serré contre son sein

    L'autre vend quatre fruits

    Qu'elle tend dans sa main

     

    Comm' si c'était écrit

    Dans des livres anciens

    Tous les jours de leur vie

    Connaîtront que la faim

     

    Les hommes, ceux qui restent

    Ces ombres accablées

    Cherchent un oubli céleste

    Dans l'alcool frelaté

     

    Et le pas des soldats

    Jamais vraiment absent

    Pèse de tout son poids

    Sur tout le continent

     

                Suffit qu' tu sois indien

                Voilà que tu n'es rien

                Ici on meurt avant

                D'avoir les cheveux blancs

     

    C'est plus aux dieux incas

    Sur des rochers sanglants

    Qu'aujourd'hui, que là-bas

    On offre les vivants

     

    Mais le monde hypocrite

    Immole les humains

    Sur l'autel de Wall Street

    Et dit que tout va bien

     

    Qui est le plus cruel

    Le prêtre et son couteau

    Ou l'homme de la Shell

    D' l'United Fruits & Co

     

    Qui rase la forêt

    Décime les tribus

    Pour l'or noir le bois et

    Quelques diamants de plus

     

                Puni sans jugement

                Depuis la nuit des temps

                Ici on meurt avant

                D'avoir les cheveux blancs

     

                On meurt avant

                D'avoir les cheveux blancs

     

    Texte Michel Buhler

     

     


     

    Ma Mère est la Terre,
    Mon Père est le Soleil,
    Mes frères sont les animaux

    Poème de Poussière d'étoile

     

    Le soleil est mon père

    Les étoiles mes soeurs 

    La terre  ma mére

    Et l'océan mon coeur





    La lune est  mon amie

    Le torrent mes chagrins 

    Le bois  mon abri

    Et l'Univers mon chemin




    La montagne est ma vie

    L'arbre mon amour 

    La source mon envie 

    Et la flamme mes jours


     


    L'oiseau est ma chanson

    Les amis ma raison

    Le ciel mon horizon 

    Et ton coeur ma maison

     

    Merci Annie

     

    ERREUR

     
     
     
     
     

    FATRAS

     

       

     

     

     

    Murs

    voir l'image en taille réelle

    COMBIEN DE MURS
    P. Bruel


    D'abord une pierre qui vole en éclats
    Une drôle de poussière, puis un fracas
    Sortez de chez vous, réveillez tous les gens
    Qui ont rendez-vous depuis si longtemps

    Un mur est tombé, un homme se retourne
    Est-ce qu'il a rêvé? Est-ce une page qu'on tourne?
    Déjà la rumeur qui court de ville en ville
    On s'embrasse, on pleure, il reste immobile...

    Est-ce que c'est lui qui perd la tête, qui devient fou...
    Même si son cœur est à la fête ses yeux sont flous
    Combien d'armures, combien de masques, combien de tombes
    Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe?

    Des larmes peuvent couler, personne se retourne
    L'histoire abandonne les pages qu'on détourne
    De quelle liberté pourra-t-on bien parler
    Lorsque les enfants viendront demander...
    "Les murs qu'on a dans la tête
    Sont plus hauts que vos peut-être
    Pourquoi personne les arrête... jamais!
    Bien sûr qu'on va les casser
    Mais on n'effacera jamais
    Les maux qu'ils auront laissés... gravés!"


    J'avais oublié l'ironie de notre histoire
    J'avais oublié qu'on a si peu de mémoire
    Combien de larmes, combien de haines, combien de hontes
    Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe?

    Est-ce que c'est moi qui deviens fou? Répondez-moi, mes yeux sont flous
    Au nom de qui fait-on le choix de l'innocence?
    Au nom de quelle liberté, de quelle transparence?

    Combien de murs... Combien de murs...
    Combien de larmes, combien de masques, combien de hontes
    Combien de murs se cachent derrière un mur qui tombe?

    Combien de murs... Combien de murs... Combien de murs


      

     

    Cassure

     
     
     
     
     
     

    Mots tout simples

    18 d6, plus de travail

    Pendant 10 ans pourtant

    Pas paressé

    Compétence prouvée

    Travail rébarbatif répétitif

    Chaque jour accompli

    Avant arrivée créature mesquine

    Collègues, chef un, chef deux,

    Directeur, Sur directeur décisif

    Un merci ? Dans ce monde ? Tu rêves

    Partez Madame puisque plus rien ne vous convient

    Partez puisque vous l’écrivez

    Non,  Madame, épaules haussées, non, je ne peux rien pour vous

    19 décembre 2006

    A jamais Madame… rapide

    Tout s’écroule

    Monde mesquin, fourbe, ambitieux, égoïste

    Monde du travail

    Monde de la politique

    Monde policé

    Moi non plus je ne suis pas de ce Monde

    Je dois juste y vivre

    Cassée, j’en ai perdu l’envie

    18 décembre 2007

    Jour de cassure

    Jour de brisure

    Jour de perte

    Perdu ? Joie de vivre, confiance

    Appris ? A se méfier toujours

    Aujourd’hui

    Joli mois de mai : toujours rêves perturbants

    Envie : Partir ailleurs

    Ailleurs ?

    Ailleurs

     

     

    voir l'image en taille réelle

     

     

    La nuit n’est jamais complète
    Il y a toujours, puisque je le dis
    Puisque je l’affirme
    Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
    Une fenêtre éclairée
    Il y a toujours un rêve qui veille,
    Désir à combler, faim à satisfaire,
    Un cœur généreux
    Une main tendue, une main ouverte,
    Des yeux attentifs
    Une vie,
    La vie
    A se partager.

     
    Paul ELUARD

     

    Poème offert par Cbolavie

     (comme on partage tout simplement un sourire...)

    Merci à toi

     

    Apprivoiser

     
     
     
    C'est  alors qu'apparut le renard :
    Bonjour dit le renard.
    Bonjour, répondit poliment le petit prince, 
    qui se retourna mais ne vit rien. 
    Je suis là, dit la voix, sous le pommier...
    Qui es-tu? dit le petit prince. 
    Tu es bien poli... 
    Je suis un renard, dit le renard. 
    Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince.
     Je suis tellement triste... 
    Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. 
    Je ne suis pas apprivoisé. 
    Ah! pardon, fit le petit prince.
    Mais, après réflexion, il ajouta : 
    Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ? 
    Tu n'es pas d'ici, dit le renard, que cherches-tu? 
    Je cherche les hommes, dit le petit prince. 
    Qu'est-ce que signifie "apprivoiser" ?
    Les hommes, dit le renard, 
    ils sont des fusils et ils chassent.
     C'est bien gênant !
    IlS élèvent aussi des poules.
     C'est leur seul intérêt. Tu cherches des poules? 
    Non, dit le petit prince. 
    Je cherche des amis. 
    Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
    C'est une chose trop oubliée, dit le renard. 
    Ca signifie créer des liens... 
    Créer des liens? 
    Bien sûr, dit le renard. 
    Tu n'es pas encore pour moi qu'un petit garçon
     tout semblable à cent mille petits gerçons.
     Et je n'ai pas besoin de toi.
    Et tu n'as pas besoin de moi non plus. 
    Je ne suis pour toi qu'un renard semblable
    à cent mille renards.
     Mais, si tu m'apprivoises,
     nous aurons besoin l'un de l'autre.
    Tu seras pour moi unique au monde. 
    Je serai pour toi unique au monde... 
    Je commence à comprendre, dit le petit prince.
    Il y a une fleur... je crois qu'elle m'a apprivoisé... 
    C'est possible, dit le renard. 
    On voit sur terre toutes sortes de choses... 
    Oh! Ce n'est pas sur terre, dit le petit prince 
    Le renard parut très intrigué : 
    Sur une autre planète? 
    Oui. 
    Il y a des chasseurs, sur cette planète-là? 
    Non. 
    Ca, c'est intéressant! Et des poules? 
    Non. 
    Rien n'est parfait, soupira le renard.
    Mais le renard revint à son idée :
    Ma vie est monotone. 
    Je chasse les poules, 
    les hommes me chassent.
    Toutes se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent.
    Je m'ennuie donc un peu.
    Mais, si tu m'apprivoises,
     ma vie sera comme ensoleillée.
    Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent 
    de tous les autres.
    Les autres pas me font rentrer sur terre.
    Le tien m'appellera hors du terrier, 
    comme une musique.
    Et puis regarde! 
    Tu vois  là-bas, les champs de blé?
    Je ne mange pas de pain. 
    Le blé pour moi est inutile.
    Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste!
    Mais tu as des cheveux couleur d'or.
    Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé!
    Le blé qui est doré, me fera souvenir de toi.
    Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé...
    Le renard se tut et regard longtemps le petit prince : 
    S'il te plaìt... apprivoise-moi, dit-il. 
    Je veux bien, répondit le petit prince, 
    mais je n'ai pas beaucoup de temps.
    J'ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaìtre. 
    On ne connaìt que les choses que l'on apprivoise, dit le renard.
    Les hommes n'ont plus le temps de rien connaìtre.
    Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
    Mais comme il n'existe point de marchands d'amis,
    les hommes n'ont plus d'amis.
    Si tu veux un ami, apprivoise-moi!
    Que faut-il faire? Dit le petit prince. 
    Il faut être très patient, répondit le renard.
    Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe.
    Je te regarderai du coin de l'œil et tu ne diras rien.
    Le langage est source de malentendus.
    Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près... 
    Le lendemain revint le petit prince. 
    Il eût mieux valu revenir à la même heure, dit le renard.
    Si tu viens, pas exemple, à quatre heures de l'après-midi, 
    dés trois heures jecommencerai d'être heureux. 
    Plus l'heure avancera, 
    plus je me sentirai heureux.
    A quatre heures, déjà, je m'agiterai et m'inquiéterai; 
    je découvrirai le prix du bonheur!
    Mais si tu viens n'importe quand, 
    je ne saurai jamais à quelle heure m'habiller le coeur...
    Il faut des rites. 
    Qu'est-ce qu'un rite? Dit le petit prince. 
    C'est quelque chose de trop oublié, dit le renard.
    C'est ce qui fait qu'un jour est différent des autres jours,
     une heure, des autres heures.
    Il y a un rite, par exemple, chez mes chasseurs. 
    Ils dansent le jeudi avec les filles du village.
    Alors le jeudi est jour merveilleux! 
    Je vais me promener jusqu'à la vigne.
    Si les chasseurs dansaient n'importe quand, 
    les jours se ressembleraient tous,
    et je n'aurais point de vacances.
    Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. 
    Et quand l'heure de départ fut proche : 
    Ah! Dit le renard... 
    Je pleurerai. 
    C'est ta faute, dit le petit prince, 
    je ne te souhaitais point de mal, 
    mais tu as voulu que je t'apprivoise... 
    Bien sûr, dit le renard. 
    Mais tu vas pleurer! Dit le petit prince. 
    Bien sûr, dit le renard. 
    J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
    Puis il ajouta :
    Va revoir les roses. 
    Tu comprendras. 
    Tu comprendras que la tienne est unique au   monde.
    Tu reviendras me dire adieu, 
    et je te ferai cadeau d'un secret. 
    Le petit prince s'en fut revoir les roses :
    Vous n'êtes pas du tout semblables à ma rose, 
    vous n'êtes rien encore, leur dit-il.
    Personne ne vous a apprivoisées et 
    vous n'avez apprivoisé personne.
    Vous êtes comme était mon renard.
     Ce n'était qu'un renard semblable à cent mille autres.
    Mais, j'en ai fait mon ami, 
    et il est maintenant unique au monde.
    Et les roses étaient bien gênées.
    Vous êtes belles, mais vous êtes vides, 
    leur dit-il encore.
     On ne peut pas mourir pour vous.
    Bien sûr, ma rose à moi, 
    un passant ordinaire croirait qu'elle vous ressemble.
    Mais à elle seule elle est plus importante que vous toutes,
    puisque c'est elle que j'ai arrosée.
    Puisque c'est elle que j'ai mise sous globe.
    Puisque c'est elle que j'ai abritée par le paravent.
    Puisque c'est elle dont j'ai tué les chenilles
    (sauf les deux ou trois pour les papillons).
    Puisque c'est elle que j'ai écoutée 
    se plaindre, 
    ou se vanter,
    ou même quelquefois se taire.
    Puisque c'est ma rose. 
    Et il revient vers le renard :
    Adieu, dit-il... 
    Adieu, dit le renard.
    Voici mon secret. 
    Il est très simple:
    on ne voit bien  qu'avec le coeur.
    L'essentiel est invisible pour les yeux.
    L'essentiel est invisible pour les yeux,
    répéta le petit prince, afin de se souvenir.
    C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante.
    C'est le temps que j'ai perdu pour ma rose...
    fit le petit prince, afin de se souvenir.
    Les hommes ont oublié cette vérité, dit le renard.
    Mais tu ne dois pas l'oublier.
    Tu deviens responsable pour toujours 
    de ce que tu as apprivoisé.
    Tu es responsable de ta rose... 
    Je suis responsable de ma rose...
    répéta le petit prince, afin de se souvenir.

     

     

    Grelots et puits

     

     

     

     

     

    CHAPITRE XXVI

    Il y avait, à côté du puits, une ruine de vieux mur de pierre.

    Lorsque je revins de mon travail,

    le lendemain soir, j'aperçus de loin mon petit prince assis là-haut,

    les jambes pendantes. Et je l'entendis qui parlait:

    - Tu ne t'en souviens donc pas ? disait-il. Ce n'est pas tout à fait ici !

    Une autre voix lui répondit sans doute, puisqu'il répliqua:

    - Si! Si! C’est bien le jour, mais ce n'est pas ici l'endroit...

    Je poursuivis ma marche vers le mur.

    Je ne voyais ni n'entendais toujours personne.

    Pourtant le petit prince répliqua de nouveau:

    - ... Bien sûr. Tu verras où commence ma trace dans le sable.

    Tu n'as qu’à m'y attendre. J'y serai cette nuit.

    J'étais à vingt mètres du mur et je ne voyais toujours rien.

    Le petit prince dit encore, après un silence:

    - Tu as du bon venin ? Tu es sûr de ne pas me faire souffrir longtemps ?

    Je fis halte, le cœur serré, mais je ne comprenais toujours pas.

    - Maintenant va t'en, dit-il... je veux redescendre !

    Alors j'abaissai moi-même les yeux vers le pied du mur,

    et je fis un bond ! Il était là, dressé vers le petit prince,

    un de ces serpents jaunes qui vous exécutent en trente secondes.

    Tout en fouillant ma poche pour en tirer mon revolver,

    je pris le pas de course, mais, au bruit que je fis,

    le serpent se laissa doucement couler dans le sable,

    comme un jet d'eau qui meurt, et, sans trop se presser,

    se faufila entre les pierres avec un léger bruit de métal.

    Je parvins au mur juste à temps pour y recevoir dans les bras

    mon petit bonhomme de prince, pâle comme la neige.

    - Quelle est cette histoire-là !

    Tu parles maintenant avec les serpents !

    J'avais défait son éternel cache-nez d'or.

    Je lui avais mouillé les tempes et l'avais fait boire.

    Et maintenant je n'osais plus rien lui demander.

    Il me regarda gravement et m'entoura le cou de ses bras.

    Je sentais battre son cœur comme celui d'un oiseau qui meurt,

    quand on l'a tiré à la carabine.

    Il me dit:

    - Je suis content que tu aies trouvé ce qui manquait à ta machine.

    Tu vas pouvoir rentrer chez toi...

    - Comment sais-tu !

    Je venais justement lui annoncer que, contre toute espérance,

    j'avais réussi mon travail !

    Il ne répondit rien à ma question, mais il ajouta:

    - Moi aussi, aujourd'hui, je rentre chez moi...

    Puis, mélancolique:

    - C'est bien plus loin... c'est bien plus difficile...

    Je sentais bien qu'il se passait quelque chose d'extraordinaire.

    Je le serrais dans les bras comme un petit enfant,

    et cependant il me semblait qu'il coulait verticalement

    dans un abîme sans que je pusse rien pour le retenir...

    Il avait le regard sérieux, perdu très loin:

    - J'ai ton mouton.

    Et j'ai la caisse pour le mouton.

    Et j'ai la muselière...

    Et il sourit avec mélancolie.

    J'attendis longtemps. Je sentais qu'il se réchauffait peu à peu:

    - Petit bonhomme, tu as eu peur...

    Il avait eu peur, bien sûr ! Mais il rit doucement:

    - J'aurai bien plus peur ce soir...

    De nouveau je me sentis glacé par le sentiment de l'irréparable.

    Et je compris que je ne supportais pas l'idée

    de ne plus jamais entendre ce rire.

    C'était pour moi comme une fontaine dans le désert.

    - Petit bonhomme, je veux encore t'entendre rire...

    Mais il me dit:

    - Cette nuit, ça fera un an.

    Mon étoile

    se trouvera juste au-dessus de l'endroit

    où je suis tombé l'année dernière...

    - Petit bonhomme,

    n'est-ce pas que c'est un mauvais rêve

    cette histoire de serpent et de rendez-vous

    et d'étoile...

    Mais il ne répondit pas à ma question.

    Il me dit:

    - Ce qui est important, ça ne se voit pas...

    - Bien sûr...

    - C'est comme pour la fleur.

    Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile,

    c'est doux, la nuit, de regarder le ciel.

    Toutes les étoiles sont fleuries.

    - Bien sûr...

    - C'est comme pour l'eau.

    Celle que tu m'as donnée à boire était comme une musique,

    à cause de la poulie et de la corde...

    tu te rappelles... elle était bonne.

    - Bien sûr...

    - Tu regarderas,

    la nuit,

    les étoiles.

    C'est trop petit chez moi pour que je te montre où se trouve la mienne.

    C'est mieux comme ça.

    Mon étoile, ça sera pour toi une des étoiles.

    Alors, toutes les étoiles, tu aimeras les regarder...

    Elles seront toutes tes amies.

    Et puis je vais te faire un cadeau...

    Il rit encore.

    - Ah! Petit bonhomme, petit bonhomme j'aime entendre ce rire !

    - Justement ce sera mon cadeau... ce sera comme pour l'eau...

    - Que veux-tu dire ?

    - Les gens ont des étoiles qui ne sont pas les mêmes.

    Pour les uns, qui voyagent, les étoiles sont des guides.

    Pour d'autres elles ne sont rien que de petites lumières.

    Pour d'autres qui sont savants elles sont des problèmes.

    Pour mon businessman elles étaient de l'or.

    Mais toutes ces étoiles-là se taisent.

    Toi, tu auras des étoiles comme personne n'en a...

    - Que veux-tu dire ?

    - Quand tu regarderas le ciel, la nuit,

    puisque j'habiterai dans l'une d'elles,

    puisque je rirai dans l'une d'elles,

    alors ce sera pour toi comme si riaient

    toutes les étoiles.

    Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !

    Et il rit encore.

    - Et quand tu seras consolé

    (on se console toujours)

    tu seras content de m'avoir connu.

    Tu seras toujours mon ami.

    Tu auras envie de rire avec moi.

    Et tu ouvriras parfois ta fenêtre, comme ça, pour le plaisir...

    Et tes amis seront bien étonnés de te voir rire en regardant le ciel.

    Alors tu leur diras:

    "Oui, les étoiles, ça me fait toujours rire !"

    Et ils te croiront fou. Je t'aurai joué un bien vilain tour...

    Et il rit encore.

    - Ce sera comme si je t'avais donné,

    au lieu d'étoiles,

    des tas de petits grelots qui savent rire...

    Et il rit encore. Puis il redevint sérieux:

    - Cette nuit... tu sais... ne viens pas.

    - Je ne te quitterai pas.

    - J'aurai l'air d'avoir mal...

    j'aurai un peu l'air de mourir.

    C'est comme ça. Ne viens pas voir ça, ce n'est pas la peine...

    - Je ne te quitterai pas.

    Mais il était soucieux.

    - Je te dis ça... c'est à cause aussi du serpent.

    Il ne faut pas qu'il te morde...

    Les serpents, c'est méchant. Ça peut mordre pour le plaisir...

    - Je ne te quitterai pas.

    Mais quelque chose le rassura:

    - C'est vrai qu'ils n'ont plus de venin pour la seconde morsure...

    Cette nuit-là je ne le vis pas se mettre en route.

    Il s'était évadé sans bruit.

    Quand je réussis à le rejoindre il marchait décidé, d'un pas rapide.

    Il me dit seulement:

    - Ah! Tu es là...

    Et il me prit par la main.

    Mais il se tourmenta encore:

    - Tu as eu tort. Tu auras de la peine.

    J'aurai l'air d'être mort et ce ne sera pas vrai...

    Moi je me taisais.

    - Tu comprends. C'est trop loin. Je ne peux pas emporter ce corps-là.

    C'est trop lourd.

    Moi je me taisais.

    - Mais ce sera comme une vieille écorce abandonnée.

    Ce n'est pas triste les vieilles écorces...

    Moi je me taisais.

    Il se découragea un peu. Mais il fit encore un effort:

    - Ce sera gentil, tu sais.

    Moi aussi je regarderai les étoiles.

    Toutes les étoiles seront des puits avec une poulie rouillée.

    Toutes les étoiles me verseront à boire...

    Moi je me taisais.

    - Ce sera tellement amusant !

    Tu auras cinq cents millions de grelots,

    j'aurai cinq cents millions de fontaines...

    Et il se tut aussi, parce qu'il pleurait...

    - C'est là. Laisse-moi faire un pas tout seul.

    Et il s'assit parce qu'il avait peur.

    Il dit encore:

    - Tu sais... ma fleur... j'en suis responsable !

    Et elle est tellement faible !

    Et elle est tellement naïve.

    Elle a quatre épines de rien du tout pour la protéger contre le monde...

    Moi je m'assis parce que je ne pouvais plus me tenir debout. Il dit:

    - Voilà... C'est tout...

    Il hésita encore un peu, puis il se releva.

    Il fit un pas.

    Moi je ne pouvais pas bouger.

    Il n'y eut rien qu'un éclair jaune près de sa cheville.

    Il demeura un instant immobile.

    Il ne cria pas.

    Il tomba doucement comme tombe un arbre.

    Ça ne fit même pas de bruit, à cause du sable.


     

    Femmes Femmes Femmes

     

     

    Dans un hôpital se trouve un patient gravement malade.

    Sa famille se réunit dans la salle d'attente et,

    enfin, un médecin arrive, fatigué et triste :

    "Je suis désolé d'être porteur de mauvaises nouvelles",

    dit-il en voyant l'expression d'inquiétude sur les visages :

    "Le seul espoir pour votre proche est une greffe de cerveau."

    "C'est une chose expérimentale et risquée,

    et économiquement tout est à votre charge.

    "Les membres de la famille restent assis,

    en écoutant ces bien tristes nouvelles.

    Puis, l'un d'eux demande :

    "Combien coûte un cerveau ?"

    "Ça dépend", répond le médecin.

    "50 000  Euros  un cerveau d'homme ;

         2 000 Euros celui d'une femme".

     

    Un long moment de silence envahit la salle,

    et les hommes présents essaient de ne pas rire

    et évitent le regard des femmes,

    mêmes si certains d'entre eux ébauchent un sourire.

    Finalement, un homme poussé par la curiosité demande :  

    "Docteur, pourquoi cette différence de prix ?"

    Le médecin, souriant devant une question

    pour lui si innocente répond :

    "Les cerveaux féminins coûtent moins chers

    car ce sont les seuls à avoir servi,

    les autres sont comme neufs. "  


     

     

                 

     

    La merde de nous

        

     
    Enfant au Nigeria
     
    champs pétroliers de l’Alberta, au Canada
     
    Moisson de coton à Fresno en Californie, USA.
    Le dégel du pergélisol entraîne des émissions de méthane, gaz à effet de serre.
    Actualité  Les plus hauts sommets himalayens atteints par la pollution urbaine

    Cet apm, le tems étant gris et pluvieux, j'ai fait une grande sieste.
    Je me suis levée et suis descendue dans le salon.
    A la télé, sur France2, je me suis laissée prendre par un reportage:
    Des images  à la fois magnifiques et si dingues...
    Ce reportage a été filmé depuis un hélicoptère.
    On y voit la merde de nous.

    J'aime la logique de la centaine d'internautes qui n'ont mis qu'une étoile - une extrême note extrêmement sévère - et qui n'hésiteraient pas à mettre 5 à des vidéos complètement débiles.

    Il y a un message fort transmis avec ce film (pas besoin de faire de belles envolées lyriques et des phrases dignes de Proust !), les images sont époustouflantes, le film est distribué gratuitement. Ce serait mal venu de crier que Yann Arthus Bertrand et compagnie se font du blé sur le dos de la catastrophe climatique ET de l'épuisement des ressources (l'eau en premier lieu), chose dont on parle moins souvent et que ce film a eu le mérite de rappeler.
    Commentaire d'une internaute sur You tube

     Les commentaires , discussions, accusations, jalousies, polémiques concernant ce film sont foule. Bien sûr qu'il y a du fric qui a été utilisé pour réaliser ce film, du matos polluant, un hélicoptère... etcétéra... J'ai même lu que les écologistes sont les plus polluants sur terre... Bon
    la bêtise pollue aussi... C vrai qu'en ayant lu tous ces comm, vous pouvez les lire sous les diverses videos du film, plus simple serait de ne plus filmer, ne plus montrer la réalité, faire l'autruche... Pffffffffffffff... Y a tellement à dire... Y a toujours moyen de critiquer...
    Commentaire de Jann sur son blog


      

    Benjamin

     
     

    Ton héritage


    Si tu aimes les soirs de pluie
    Mon enfant, mon enfant
    Les ruelles de l'Italie
    Et les pas des passants
    Eternelle litanie
    Des feuilles mortes dans le vent
    Qui poussent un dernier cri
    Crie mon enfant

    Si tu aimes les éclaircies
    Mon enfant, mon enfant
    Prendre un bain de minuit
    Dans le grand océan
    Si tu aimes la mauvaise vie
    Ton reflet dans l'étang
    Si tu veux tes amis
    Près de toi tout le temps

    Si tu pries quand la nuit tombe
    Mon enfant, mon enfant
    Si tu ne fleuris pas les tombes
    Mes chéris, les absents
    Si tu as peur de la bombe
    Et du ciel trop grand
    Si tu parles à ton ombre
    De temps en temps

    Si tu aimes la marée basse
    Mon enfant, mon enfant
    Le soleil sur la terrasse
    Et la lune sous le vent
    Si l'on perd souvent ta trace
    Dès qu' arrive le printemps
    Si la vie te dépasse
    Passe mon enfant

    Ca n'est pas ta faute
    C'est
    Ton héritage
    Et ça sera pire encore
    Quand tu auras mon âge
    Ca n'est pas ta faute
    C'est ta chair, ton sang
    Il va falloir faire avec
    Ou plutôt sans

    Si tu oublies les prénoms
    Les adresses et les âges
    Mais presque jamais le son
    D'une voix, un visage
    Si tu aimes ce qui est bon
    Si tu vois des mirages
    Si tu préfères Paris
    Quand vient l'orage

    Si tu aimes les goûts amers
    Et les hivers tout blancs
    Si tu aimes les derniers verres
    Et les mystères troublants
    Si tu aimes sentir la terre
    Et jaillir le volcan
    Si tu as peur du vide
    Vide mon enfant

    Ca n'est pas ta faute
    C'est
    Ton héritage
    Et ça sera pire encore
    Quand tu auras mon âge
    Ca n'est pas ta faute
    C'est ta chair, ton sang
    Il va falloir faire avec
    Ou plutôt sans

    Si tu aimes partir avant
    Mon enfant, mon enfant
    Avant que l'autre s'éveille
    Avant qu'il te laisse en plan
    Si as peur du sommeil
    Et que passe le temps
    Si tu aimes l'automne vermeil
    Merveille rouge sang

    Si as peur de la foule


    Mais supporte les gens
    Si tes idéaux s'écroulent
    Le soir de tes 20 ans
    Et si tout se déroule
    Jamais comme dans tes plans
    Si tu n'es qu'une pierre qui roule
    Roule mon enfant

    Ca n'est pas ta faute
    C'est
    Ton héritage
    Et ça sera pire encore
    Quand tu auras mon âge
    Ca n'est pas ta faute
    C'est ta chair, ton sang
    Il va falloir faire avec
    Ou plutôt sans

    Mon enfant...Mon enfant...

     

    Paroles Benjamin Biolay

     

     


     

    Je viens d'entendre cette chanson à la radio.

    Elle a d'abord attiré mon oreille,

    puis conquise et émerveillée.

    J'attendais de savoir de qui il 'sagissait.

    Benjamin Bioley... un inconnu pour moi.

    Magnifique découverte que cette chanson.

    Quelle douceur dans sa voix.

     

     

     

     

     

    La chantier avance

      

     

     

    Suite du chantier... tout bientôt

     

     

     

    Blog magnifique

     
    Paroles Enrico Macias Coeur D'Enfant

    Enrico Macias
    Coeur D'Enfant

    Les messieurs sérieux
    Qui parlent affaires jour et nuit
    Comme toi jouent au monopoly
    Pour avoir son nom, au tableau d'honneur
    On n'arrête pas
    De jouer aux gendarmes et aux voleurs
    Quand les amoureux se bercent d'espoir
    Ils s'amusent sans le savoir à colin-maillard

    Refrain
    On garde toujours un
    Coeur D'Enfant
    Même quand on est devenu grand
    Il y a ceux qui trichent
    Et ceux qui se prennent au sérieux
    Mais la vie reste quand même un jeu

    Chacun ses atouts et ses couleurs
    Aujourd'hui tu ris demain tu pleures
    De la cour d'école
    Jusqu'au dernier soleil couchant
    On garde toujours un
    Coeur D'Enfant

    Les décorations les costumes et les uniformes
    Ce sont des déguisements des hommes
    A chacun son rôle, shérif ou indien
    C'est tell'ment plus gai la vie
    Quand on est un peu comédien
    Les trains électiques, qu'ont offre aux petits
    Ce sont les papas qui en cachette
    Y jouent la nuit

    au Refrain

    Comme toi il m'arrive de pleurer certains soirs
    De ne pas terminer mes devoirs
    J'ai des rêves fous, irréalisables
    Encore plus fragiles
    Tu sais que tes chateaux de sable

    Refrain
    On garde toujours un
    Coeur D'Enfant
    Même quand on est devenu grand
    Il y a ceux qui trichent
    Et ceux qui se prennent au sérieux

     

     


    Mais la vie reste quand même un jeu

    Chacun ses atouts et ses couleurs
    Aujourd'hui tu ris demain tu pleures
    De la cour d'école
    Jusqu'au dernier soleil couchant
    On garde toujours un
    Coeur D'Enfant

    On garde toujours un Coeur D'Enfant
    Même quand on est devenu grand
    De la cour d'école
    Jusqu'au dernier soleil couchant
    On garde toujours ... un coeur ... d'enfant

     

     

    Gilles

     
     
     

    Gilles...

    Je l'ai rencontré lors d'une soirée d'anniversaire d'une connaissance.

    Gilles était un humoriste modeste

    quant à ses prétentions et sa carrière.

    Par contre, son talent était infiniment tendre, moqueur,

    jamais sarcastique,

    un talent d'homme authentique, sensible, respectueux des autres.

    Imitateur, chanteur, compositeur, interprète.

     

    voir l'image en taille réelle

     

    Nous l'avons invité pour une autre soirée.

    Nous fûmes très heureux de le revoir.

    C'était comme une continuité.

    Nous sommes rentrés à la maison,

    avons encore échangé de belles pensées,

     passé un moment agréable et bienfaisant. 

    Il a dormi chez nous.

    Le lendemain matin, nous avons déjeuné ensemble.

    (Petit-déj pour les français).

    Puis, Gilles est parti pour un autre spectacle qu'il devait produire  le soir.

     

    voir l'image en taille réelle

     

    Depuis cette soirée, le temps passa.

    Quelques échanges de vœux sur internet.

    Un jour, j'apprends que Gilles s'est suicidé.

    Pourquoi?

    Son départ m'a laissée désemparée.

    J'imaginais  quels moments

    de désespoir, d'abandon complet, de trous noirs, d'incompréhension,

    Gilles avait vécus. 

    Le suicide est plus fort que l'envie de mourir.

    Le suicide est le choix de mourir.

     

     

     

     

     Gilles n'avait que 48 ans

     

    Turbin

     
    REPONSES RECHERCHES DE TRAVAIL
     
    Voici la phrase que j'adore:
    Après l'étude approfondie de votre dossier et malgré sa qualité, nous avons le regret de vous informer que votre candidature n'a pas été retenue pour le poste susmentionné.
    (un carton plein de lettres de ce genre)


    Ce serait bien plus honnête d'écrire dans leurs lettres :

    Après avoir noté que vous êtes née en 1954, nous ne pouvons retenir votre candidature, vous comprendrez que nous préférons des collaboratrices expérimentées et jeunes.
    Les seniors nous coutent chers, de plus ils sont plus lents que les juniors, ont quelque peine à s'adapter à un groupe dynamique.
    L'informatique ne leur est pas aisée.
    Nous désirons une collaboratrice entre 25 et 35 ans, très expérimentée,
    qui ne désire pas avoir d'enfants.
    En conclusion, chère Madame, ce que nous cherchons est le beurre,
    l'argent du beurre,  la tartine ajoutée dans le pack serait un atout. 

    Veuillez agréer, Madame, nos salutations pas du tout empressées....
     

    Ne rigolez pas, j'ai entendu à la radio une agence de placement expliquer
    les raisons pour lesquelles il est difficile de trouver du travail à partir de 50 ans.
    De plus,  les recruteurs des Ressources humaines qui utilisent ses critères ont plus de 50 ans 
     

     
     
     

    Dimanche cafardeux